jeudi 6 octobre 2011

Pascal Boniface : spécialiste de l’auto-plagiat


Pascal Boniface est très productif… Et pour cause. Il n’hésite pas à publier plusieurs fois le même livre chez des éditeurs différents, en se contentant de changer le titre et de faire quelques modifications de circonstance.

Un exemple parmi d’autres, relevé par Michel Caillat dans un article intitulé : « Pascal Boniface, pseudo intellectuel faussaire ».  Il écrit : « Pascal Boniface a en effet publié en 2002 (pour la Coupe du Monde) un livre intitulé : « La Terre est ronde comme un ballon » aux Éditions du Seuil ; quatre ans plus tard, toujours à l’occasion de la Coupe du monde, il sort « Football et Mondialisation » aux Editions Armand Colin. Son transfert du Seuil à Armand Colin permet de présenter comme une nouveauté un ouvrage qui reprend dans un ordre différent des passages entiers (des pages complètes) du précédent et l’actualisation fait parfois sourire. On passe de « Le football n’est-il pas la synthèse heureuse entre libéralisme et socialisme » (p 18 du premier livre) à « Le football ne représente-t-il pas une synthèse heureuse entre vie collective et respect de l’individu » (page 17 du second) ou bien encore « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que sur le moyen de financer le régime de santé » (p 19 du premier livre) à « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que de préconiser le plus sûr moyen de réduire la dette publique » (p 18 du second). La dette publique étant dans l’air du temps, il fallait bien en parler !”

Source "Pascal Boniface, pseudo intellectuel faussaire", par Michel Caillat

Quand Pascal Boniface plagie Acrimed


Les rédacteurs du site ACRIMED sont tombés de leur chaise en lisant les “Intellectuels faussaires”. Il faut dire qu’ils y ont retrouvé, non sourcés, des passages entiers pompés sur Le Monde diplomatique et Acrimed… Bien copiés, mais mal collés :

 “La rédaction d’Acrimed vient de constater le pillage en bonne et due forme de certains de ses articles par Pascal Boniface. Dans son livre Pascal Boniface ne démontre jamais ce qu’il dit, il accumule les on dit. Parfois il se risque à une citation, souvent tronquée.” 


Acrimed remarque que le chapitre attribué à Alexandre Adler reprend la structure d’un article du Monde diplomatique signé de Mathias Reymond en juin 2005. Article non cité.

Exemple d’inexactitude relevée par Acrimed à propos d’Alexandre Adler : 

Dans le livre de Pascal Boniface, on peut lire (p. 101) : « Dans la même veine, au micro de France Culture, le 11 mai 2005, il compare Hugo Chávez à un “gorille ou un primate“. […] » Or la référence de Pascal Boniface est inexacte. Le 11 mai 2005, sur France Culture, Adler consacrait sa chronique matinale au « Tournant chinois », et ne faisait pas allusion à Chávez. Dans l’article original, publié par Le Monde diplomatique (juin 2005), on pouvait lire ceci : « M. Hugo Chávez ne serait, lui, qu’un “populiste quasi fasciste” (France Culture, 3 mai 2005) , un “gorille” ou un “primate” (Le Figaro, 11 mai 2005) […] » Entre l’original et la copie, que s’est-il passé ? Pascal Boniface a contracté le passage du Diplo et fusionné les deux sources – (France Culture (3 mai 2005) et Le Figaro (11 mai 2005) – en une seule… De plus, Adler n’écrit pas dans Le Figaro l’expression « gorille ou un primate » (comme chez Boniface) mais « le primate ou le gorille ». Boniface a ainsi transformé les « le » en « un » et a inversé l’ordre des mots. Or l’article du Diplo avait commis la même inversion.”

Et Acrimed d’égrener les emprunts : 

“Dans un article, publié sur le site d’Acrimed le 19 mai 2006 (« Un « complot » fomenté par Philippe Val et Alexandre Adler ? »), nous écrivions : « France Culture, 2 mai 2006. Alexandre Adler commente une décision d’Evo Morales, nouveau président de Bolivie : “Le nouveau président bolivien, le trafiquant de coca Evo Morales, vient d’annoncer la nationalisation totale des hydrocarbures en Bolivie [...].” » Dans le livre de Pascal Boniface, on peut lire (p. 102) : « Sur France Culture, le 2 mai 2006, commentant une décision d’Evo Morales, nouveau président bolivien, il lançait : “Le trafiquant de drogue Morales vient d’annoncer la nationalisation totale des hydrocarbures en Bolivie.” » La similitude des formulations est troublante. Mais quel est l’auteur de cette transcription curieusement… « trafiquée », puisque le « trafiquant de coca » est transformé en « trafiquant de drogue » ? Selon Pascal Boniface, c’est l’éditeur – ou le correcteur – qui aurait procédé à cette modification.”


Autres mesquineries dénichées par ACRIMED : Pascal Boniface a cité dans son livre des enregistrements originaux qu’un journaliste du Monde diplomatique écrivant sur ACRIMED est le seul à posséder et a dévoilé. Pascal Boniface les sort de son chapeau, en laissant entendre qu’il l’a trouvé, sans jamais citer le journaliste ni ACRIMED.

Dès qu’il a appris qu’il allait être épinglé par Acrimed, Pascal Boniface a tout fait pour que l’article ne paraisse pas. Une méthode qu’il affectionne. ACRIMED rapporte l’hire de Pascal Boniface : « rédiger un tel article va réjouir les personnes mises en cause dans mon livre.” De fait, il faut avouer, qu’ils auraient tort de ne pas se gondoler…

Source

Alain Thorens, Mathias Reymond, "Pascal Boniface, un copiste solitaire contre les « intellectuels faussaires »" 

http://www.acrimed.org/article3628.html


Acrimed | Action Critique Médias

mercredi 5 octobre 2011

Déjà, en 1984 une première affaire de plagiat

La tendance maladive de Pascal Boniface à effacer le nom de ses coauteurs à son seul profit a commencé bien avant sa lourde condamnation pour contrefaçon. En 1984, Pascal Boniface est un des conseillers qui virevolte autour de Charles Hernu. Il est alors embauché comme simple contributeur à la revue de l'INSED (Institut National Supérieur sur les Etudes de Défense). Charge à lui de préparer un numéro de la revue. Et l'apprenti faussaire a déjà son idée. Il s'arrange pour "oublier" Hugo Saada et Nadine Guez, pourtant coauteurs au même titre que lui. L'INSED renonce in extremis - par indulgence liée à ses problèmes de santé - à porter plainte. 


En revanche, Pascal Boniface est bien entendu remercié par le géopolitologue Jaques Soppelsa, alors responsable de l'institut. On retrouvera cette odieuse pratique de prédation plus tard à l'IRIS avec de jeunes chercheurs de grand talent tels que Camille Grand (qui quittera, excédé, l'IRIS), Barthélémy Courmont ou encore Olivier Guillard, lesquels ne s'en laisseront pas compter. D'autres, professionnellement ou psychologiquement plus fragiles, finiront hélas par craquer et accepter de se faire exploiter.

Pascal Boniface écrit-il ses livres ?

Acrimed lui a posé la question, Pascal Boniface a répondu par l’affirmative. Pourtant, à raison de plusieurs livres par an (même souvent copiés/collés), la question se pose.


Pour y arriver, Pascal Boniface utilise trois méthodes : le plagiat, l’autoplagiat, l’appropriation d’articles écrits par d’autres (comme avec l’ouvrage Lexique des relations internationales, condamné pour « contrefaçon) mais aussi l’usage intempestif de « petites mains »… Qu’il remercie, grand seigneur, à la fin des « Intellectuels faussaires ».

Sacia Guermit et Magali Bernard sont remerciées pour avoir « mis en forme avec pertinence » SON livre. Loïc Poulain pour avoir « efficacement recherch(é) les documents et textes utiles ». Alexandre Tuaillon et Didier Billion pour avoir donné de « précieux conseils ». Quant à Gilles Bouley-Franchiti, il est félicité d’avoir « su enrichir ce texte par son travail éditorial ».

Les mauvaises langues oseront en conclure que Pascal n’a pas fait grand-chose dans cette affaire… Sauf peut-être encaisser les droits d’auteurs.



Pascal Boniface, champion des citations truquées

Pascal Boniface ne manque pas d’air… Il accuse des intellectuels de tronquer des citations et de mentir en tronquant leurs citations et en mentant !

• À propos de Caroline Fourest : des citations tronquées trouvées sur les sites pro-islamistes

Le chapitre sur Caroline Fourest n’est qu’une compilation grossière des attaques lues sur internet à propos de son livre critique sur Tariq Ramadan : Frère Tariq ou le double discours. 


La plupart des expressions utilisées par Pascal Boniface, qui n’a visiblement pas lu l’ouvrage, sont en fait inspirées de Tariq Ramadan et de sa campagne pour tenter de discréditer ce livre (on le comprend vu le mal qu’il lui a fait). Mais pas seulement. La plupart des arguments utilisés par Pascal Boniface sont pompés sur des sites proches de Tariq Ramadan ou du Réseau Voltaire de Thierry Meyssan.

Comme ceux qui accusent Caroline Fourest d’avoir un « double discours » sur la base d’une tribune parue dans le Wall Street journal sur les émeutes. Pascal Boniface — qui n’a visiblement pas lu la tribune et se contente de reprendre les mensonges des sites islamistes — la résume ainsi : «  dans le Wall street journal du 2 février 2005, elle s’alarmait ainsi de l’incapacité des immigrants arabes à s’intégrer. Pour elle, il y avait là une menace pour les démocraties occidentales car, non intégrées, les immigrés pouvaient être tentés de rejoindre des cellules islamistes. (p. 121) »

Pascal Boniface ne sait-il pas lire l’anglais ou ment-il de façon tout à fait consciente ? La question se pose sachant que Caroline Fourest a déjà répondu, très clairement, à cette présentation tout à fait malhonnête de sa tribune, dont elle n’a pas choisi le titre (il est toujours ajouté par le responsable des pages). Loin d’être à l’opposé de ce qu’elle dit en France, cette tribune reprend très exactement sa thèse développée dans Le choc des préjugés : l’impasse des postures sécuritaires et victimaires (Calmann-Lévy, 2006).  À savoir que les anglo-saxons ont tort de voir dans ces révoltes un danger islamiste ! Sa tribune commence très exactement par ces mots : « Les émeutes auxquelles nous avons assisté en France ces dernières semaines ne sont ni ethniques ni religieuses. Mais le symptôme d’un malaise social, économique et identitaire. »  Dans la suite, elle explique qu’en revanche le creusement des inégalités, le manque de travailleurs sociaux et le recule d’État-providence peuvent, eux, faciliter le basculement de certains enfants d’immigrés dans l’alternative islamiste ! On est très loin des raccourcis de Pascal Boniface.


• À propos de Thérèse Delpech : une audition tronquée

Autre exemple de manipulation. A propos de l’audition de Thérèse Delpech à l’Assemblée nationale comme « Commissaire pour les affaires irakiennes à la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (CCVINU) ».  Pascal Boniface fait un raccourci pour le moins malhonnête en citant cette phrase de son audition :  « Les experts ont par ailleurs constaté l’existence d’un véritable système de dissimulation active de la part de l’Irak. » Puis en enchaînant, la phrase d’après, sur cette déduction : « En clair elle suggère assez fortement, au nom du principe de précaution, d’appuyer le projet de Bush de lancer la guerre contre l’Irak ». On notera le raccourci facilité par le très commode « en clair ».

En réalité, nulle trace de cette position dans cette audition, dont Pascal Boniface « omet » de citer la conclusion. Il suffisait pourtant de se rendre sur le site de l’Assemblée nationale. La voici : « Mme Thérèse Delpech a finalement à nouveau insisté sur le constat d'incertitude relatif à l'état de l'armement irakien. Ces incertitudes ne doivent pas être interprétées comme des détentions avérées mais comme des points à éclaircir, c'est pourquoi le rapport de Hans Blix et de son équipe est intitulé « questions de désarmement non résolues ».

En d’autres termes, loin de prôner l'emballement à la Georges Bush, Thérèse Delpech insiste au contraire, comme l’ONU, pour ne pas confondre la tentative d’obstruction du régime irakien avec la preuve d’une présence d’armes de destruction massive « avérée »… Par esprit de rigueur. Une rigueur qui manque décidément cruellement à Pascal Boniface.

Source : 

Pascal Boniface, roi de la coquille

Dans Les Intellectuels faussaire, Pascal Boniface fait la leçon et croit avoir déniché la preuve de l’imposture de ceux qu’il poursuit de sa morve en pointant du doigt qu’ils font des « coquilles »… Parce qu’ils se trompent sur une date ou en note de bas de page. Pascal Boniface est à l’abri de ce risque… Puisqu’il fait très peu de note de bas de pages (ce qui permettrait au lecteur de connaître ses sources et de vérifier par lui-même), sauf pour se citer. En revanche, il n’a pas vraiment de leçons à donner en termes de « coquilles ». D’autant qu’il ne s’agit pas, dans son cas, de simples erreurs (ce qui arrive à tous les auteurs) mais de grossières boulettes. Quelques exemples comiques, à faire pâlir d’envie le philosophe Botul…

• Le Hezbollah, un "mouvement athée" 
« Le Hezbollah, un "mouvement athée ». « Une coquille » selon Pascal Boniface, qui n’a pas vraiment expliqué comment un spécialiste des relations internationales et du Proche-Orient — censé connaître deux mots d’arabe — peut ripper sur son clavier au point d’écrire pareille énormité : Hezbollah, en arabe, voulant dire… « Parti de dieu ». 





Théodore ou Franklin, quelle importance !

Au détour d'un passage intitulé "de la malhonnêteté intellectuelle en général", Pascal Boniface étale sa culture historique en citant une phrase prononcée par Roosevelt à l’égard du dictateur nicaraguayen Somoza: « c’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute ».
Une phrase qu’il attribue à Théodore Roosevelt. Problème : Théodore Roosevelt, 26e président des Etats-Unis, est mort en 1919… Soit vingt ans avant cette fameuse phrase. C'est un autre Roosevelt, Franklin D. Roosevelt, qui l’a prononcé. Rappelons à nos lecteurs que Pascal Boniface est censé être spécialiste en géopolitique et que ce chapitre est destiné à montrer que des intellectuels sont des « faussaires » parce qu’ils font des erreurs.



Vous connaissez la fameuse phrase de Voltaire…

Pour critiquer Philippe Val, Pascal Boniface use d’une citation que beaucoup — lui compris — attribue de Voltaire « je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrais jusqu’au bout pour que vous puissiez exprimer vos idées ». Dommage que notre donneur de leçon préféré n’ait pas pris le temps de se renseigner… Il aurait appris que cette citation est attribuée à tort à Voltaire et qu’elle est en réalité d'Evelyn Beatrice Hall une auteure anglaise qui résume ainsi la position de Voltaire.


Lévinas, un physicien bien sûr !

Dans son pamphlet  intitulé Est-il permis de critiquer Israël?, Pascal Boniface croit impressionner en citant Emmanuel Levinas. Célèbre philosophe d'origine ukrainienne naturalisé français, auteur de plus de 30 livres majeurs de la philosophie contemporaine, écrits entre 1930 et 1995 (date de son décès). Mais pourquoi donc le citer à propos d’Israël ? Visiblement, Pascal Boniface a envie de mettre en avant un auteur dont il précise qu’il était  « juif » mais aussi ... « physicien » ! On peut le lire page 95 de cet ouvrage : « le physicien juif Emmanuel Lévinas ». Oups. Et Botul alors, il était philosophe ou physicien ?



Source : On se réfèrera au très bon papier de Monsieur Jo : "Pascal Boniface: tel est pris qui croyait prendre"

Pascal Boniface ne croit pas au risque du 11/09

Malgré ses nombreuses erreurs, des déclarations souvent approximatives et indéchiffrables, Pascal Boniface est souvent invité à donner son avis sur le monde dans les médias Ce qui donne lieu à des prévisions sentencieuses qui se sont révélées… Totalement à côté de la plaque.

On peut lire en mai 2001 la phrase suivante : 
Je ne crois guère au développement d’un terrorisme de masse. (…) Je ne pense donc pas, contrairement à certains, que nous verrons des actes terroristes entraînant des milliers de victimes. Pascal Boniface (in « Les guerres qui menacent le monde », Béatrice Bouvet et Patrick Dernaud, Kiron – Editions du Félin, mai 2001)

Une phrase, similaire est reprise par Le Canard Enchaîné, aurait dû mettre fin à sa carrière de géopoliticien. : "Contrairement à ce qu'en pensent certains, je ne crois pas qu'il y aura des attentats de grande ampleur". Précision : il fait ce pronostic le 9 septembre 2001. 

Lien :

Pascal Boniface se vautre sur la présidentielle de 2007

Le 30 janvier 2007, alors que l’élection présidentielle française se profile et qu’elle va bientôt consacrer Nicolas Sarkozy, un journal Suisse pourtant fort rigoureux, Le Temps, prédit : « Le prochain président français sera moins arrogant ». Mais où va-t-il chercher pareille prophétie ?

Il s’agit en fait d’un article résumant le dernier livre de Pascal Boniface, "Lettre ouverte à notre futur(e) président(e) de la République sur le rôle de la France dans le monde", à partir d’une interview avec son auteur. Bien vu !

Source : 
« Le prochain président français sera moins arrogant », Le Temps, 30 janvier 2007.

Pascal Boniface se vautre sur les chemises rouges en Thaïlande

Si Pascal Boniface peut commettre des erreurs de jugement grossières concernant son domaine de prédilection, le Proche-Orient, on devine le niveau de son expertise sur d’autres continents comme l’Asie. Invité à livrer son regard « d’expert » sur l’affrontement des « chemises rouges » et « jaunes » en Thaïlande, il commet un contresens montrant qu’il ne connaît tout simplement rien au sujet et se raccroche à la couleur des chemises pour meubler.

Rappel des faits : En septembre 2006, le milliardaire et premier ministre Thaksin Shinawatra est chassé du pouvoir par un coup d’état. Depuis quelques semaines, il accumule les accusations de corruption. 1, 5 milliards aurait disparu des caisses. Il a notamment fait voter une loi permettant la défiscalisation de la vente de ses avoirs dans une multinationale dont il était propriétaire. Les organisations de défense des droits de l’homme lui reprochent d’avoir fait exécuter près de 2500 personnes sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. L’homme quitte le pays afin d’échapper à la justice. Ses avoirs sont gelés.  Ses partisans, les chemises rouges, décident de descendre dans la rue pour protester contre les inculpations dont il est l’objet. Des bâtiments sont incendiés à Bangkok. Les partisans de Thaksin vont même jusqu’à se taillader la peau pour immaculer des bâtiments de leur sang.

Choqués et lassés par la corruption, des citoyens ordinaires, mais aussi des journalistes autour de Sondhi, propriétaires de plusieurs journaux, rejoints par des intellectuels, s’opposent aux chemises rouges. Ce sont les chemises jaunes. Certes la couleur de la monarchie, mais aussi symbole de l’État de droit. Contre ceux qui veulent conserver l’ordre établi de la corruption.

Une vision bien trop complexe et nuancée des enjeux pour Pascal Boniface. Invité à commenter, comme très souvent, à « C dans l’air », il parle des chemises rouges et de leurs actions comme le combat de “progressistes” contre les conservateurs que seraient les chemises jaunes !


Pascal Boniface se vautre sur les révoltes arabes

À force de se tromper, Pascal Boniface a compris que l’expression brouillonne était le meilleur moyen de rester prudent. Ses pronostics sont si fumeux et à double sens qu’ils veulent dire tout et son contraire, chacun pouvant y lire ce qu’il veut… Exemple lors de l’entretien accordé à René Raffin  pour Le Progrès, le 03 avril 2011.

La question est claire : “Alain Juppé juge irrépressible le mouvement de révolte arabe. Partagez-vous cette idée ? La réponse moins…  Explication embrouillée du directeur de l’IRIS : “Je ne crois pas qu'il y aura un effet domino comme cela s'est produit à l'Est de l'Europe à la suite de l'effondrement de l'URSS. En revanche, je crois que tous les pays du monde arabe vont, en effet, être touchés par cette onde de choc. Mais selon des modalités diverses, car ces pays sont tous différents. On constate d'ailleurs que les formes de ces révolutions sont diverses. En Tunisie, il s'agit d'une véritable révolution populaire. En Libye, la révolution s'apparente à une guerre civile. En Egypte, elle tient à la fois de la révolution populaire et de la révolution de palais. Enfin, je voudrais ajouter que ce mouvement ne se limitera pas, à mon avis, au seul monde arabe. L'Afrique noire ne sera pas épargnée. L'Asie non plus.”

L’effet domino a bien eu lieu. Mais Pascal Boniface nous dira qu’il y a donc bien eu lieu plusieurs mouvements en même temps… Ce qui n’était, pour le coup, pas très difficile à prévoir.

Pascal Boniface relativise le danger terroriste

A propos du terrorisme, Pascal Boniface tient à minimiser : “Alors c'est une menace, mais en même temps quand on voit, en terme de nombres de morts, ou en terme de danger réel, je pense que, par exemple le réchauffement climatique est une menace beaucoup plus lourde pour l'avenir de l'humanité que le terrorisme.” 


La phrase n’est pas dramatique en soit. Sauf qu’il ne banalise pas le terrorisme n’importe où… Il le fait sur un site proche des Frères musulmans, Oumma.com, sans doute très heureux d’apprendre que poser une bombe est quand même moins grave que de bouder les ampoules basse consommation.

mardi 4 octobre 2011

Pascal Boniface prétend que 14 éditeurs ont refusé son livre

Pascal Boniface prétend que son livre a été refusé par 14 éditeurs. Mais il ne donne ni leurs noms, ni les raisons du refus. Il préfère l'attribuer à l’existence d’un complot pour l’empêcher de critiquer l’ « establishment ». 


L’un des éditeurs ayant refusé de publier ce livre, lassé d’entendre cette version victimaire et mensongère, a choisi de répondre sur Twitter.  


Arash Derambarsh, éditeur au Cherche-Midi, explique qu'il a refusé ce texte tout simplement parce qu’il l'a trouvé mauvais : "Pascal Boniface est un menteur. J'ai refusé son projet car son livre est un règlement de compte qui n'élève pas le débat".




Pascal Boniface : si boycotté qu’il est partout

Pascal Boniface clame partout qu’il est boycotté. Surtout sur Radio France, où il est passé 5 fois pour parler de son livre.



Ce n’est pas l’impression que donne son « plan média », surtout pour un livre (Les Intellectuels Faussaires) aussi mal intentionné que bâclé :

Politis, 23/5/11
France Bleue, 26/05/11
France Culture, 30/05/11, Hubert Huertas
RMC, Grandes Gueules, 30/05/11. Des extraits sonores de cette émission seront utilisés à plusieurs reprises par la radio. Notamment par Eric Brunet.
La revue Parlementaire, 1/6/11
Beur FM, 9/6/11
Radio Orient, 10/06/11, Loic Barrière
France Info, 10/06/11, Olivier Delagarde
Itélé, 13/06/11, Robert Menard
Toutes les France, France O, 16/06/11, Ahmed El Keiy
Le Mouv, 16/06/11, Yassine Belattar
Nouvel Obs, 16/06/11, Jean-Marcel Bougereau
On est pas couché, France 2, Eric Zémour, Eric Naulleau, Laurent Ruquier
TV5 Monde, 23/06/11
Valeurs Actuelles, 30/06/11, Frédéric Pons et le même jour L’humanité   dimanche avec Marc de Miramon
Télérama, 9/7/11, Erwan Desplanques
Le Monde, 09/07/11, Alain Beuve Mery.
La Croix, 18/07/11, Marianne Gomez
Algérie Focus, 18/07/11
Aujourd’hui en France, 24/7/11
L’Humanité, 26/7/11, Francis Wurtz
Rue 89, 31/07/11
Le soir, 1/8/11
Le Temps, 6/08/11, Xavier Pellegrini
Soir 3, 20/08/11
France Info, Philippe Vandel, 30/08/11
Sud Ouest, 31/8/11, Jean-Bernard Gilles
Lire, 1/9/11
Pendant cette période, Pascal Boniface est aussi passé sur France 24, Itélé, LCI, sans parler de C dans l’air ou il a été invité 8 fois depuis la parution de son livre.

Précision : à aucun moment, les journalistes qui l’ont reçu n’ont cherché à le mettre devant les contradictions que nous soulevons dans ce site. Seuls 2 journalistes ont osé une remarque désobligeante tout en glorifiant le travail « salutaire » de Pascal Boniface.

Pascal Boniface fait pression sur France culture

Pascal Boniface est régulièrement invité, y compris pour son livre Les Intellectuels Faussaires, sur France Culture… Il a même pu en faire la publicité dans la matinale qui avait à l’époque pour chroniqueurs Alexandre Adler et Caroline Fourest. Preuve que la censure qu’il dénonce est un pur fantasme.
En revanche, il omet de dire les moyens dont il use pour s’inviter si souvent dans des médias comme France Culture, où il passe bien plus souvent des experts de qualité, auteurs d’ouvrages sérieux et non de pamphlets haineux et mal rédigés.

En septembre 2005, Pascal Boniface a entrepris une campagne d'intimidation contre la station préférée des intellos. À l’entendre, la radio l'a mis sur une liste noire. Pour dénoncer cette terrible censure, il n'hésite pas à l’écrire sur le site islamiste Oumma.com. Dans un article intitulé "Les choix politiques monocolores de France Culture", il explique : "Alors que je suis régulièrement invité sur les différentes stations du service public, France Culture semble être un territoire interdit pour moi. Je ne suis pas en manque d’exposition médiatique, mais je trouve ce boycott pour le moins curieux et anormal. Jamais aucune invitation dans une émission ou dans un journal.



Pascal Boniface dit même avoir cerné la raison de ce boycott : " la raison du veto qui m’a été opposé était liée à une prétendue hostilité à l’égard d’Israël ". Ce qui revient, clairement, à accuser les journalistes de France culture de s'autocensurer pour ne pas déplaire au gouvernement israélien… Sur quoi s’appuie pareil procès d’intention ? On ne le saura jamais. Les journaux de France culture, ou les émissions consacrées aux « enjeux internationaux », parlent d’elles-mêmes et ne vont pas du tout dans le sens décrit par Pascal Boniface. Mais peu importent les faits. D’ailleurs, monsieur Boniface n’est pas là pour critiquer une ligne éditoriale, il est là pour exercer un chantage et se faire inviter....

A toutes fins utiles, le directeur de l'IRIS précise : "J’entretiens par ailleurs des relations de travail cordiales avec l’Ambassade d’Israël à Paris. On se montre donc à France Culture plus royaliste que le roi." Il dit donc espérer que la nouvelle direction soit plus ouverte à ses thèses : "Le nouveau directeur de France Culture arrive avec une réputation d’honnêteté intellectuelle. Espérons qu’à l’avenir, l’antenne respecte non seulement la diversité des sensibilités, mais également la rigueur de l’information." Cette tentative d'intimidation/séduction a visiblement marché. Depuis, Pascal Boniface est régulièrement été invité sur France Culture, surtout quand il n’a rien à dire...


Quand Pascal Boniface harcèle pour passer en télé

Contrairement à ses ennemis jurés, très demandés et qui refusent très souvent d’aller dans des émissions, Pascal Boniface est parfois invité par défaut. Non pas parce qu’il a du talent (au moins à l’oral) ou quelque chose à dire… Mais parce qu’il harcèle les rédactions de coups de téléphone pour qu’on l’invite. 


C'est ce qu'explique Christophe Bourseiller, longtemps rédacteur en chef à « Ce soir ou jamais » sur France 3 : « Boniface m'a appelé plusieurs dizaines de fois, y compris le week-end, afin d'être invité sur le plateau de Taddeï. A priori, je n'avais rien contre, mais Frédéric le considérait comme médiocre et ne voyait pas l'intérêt de l'inviter sur les thèmes qu'on avait choisis, voilà tout ». Boniface va-t-il traiter Frédéric Taddeï d’agent du Mossad parce qu’il le trouve trop terne pour l’inviter ? Ce serait comique connaissant l’animateur. En tout cas, on comprend mieux pourquoi Pascal Boniface jalouse à ce point d’autres intellectuels, qui n’ont pas besoin de harceler mais sont harcelés pour passer dans les médias.

Boniface, l'expert récidiviste de « C dans l’air »

Bien que souvent confus ou totalement incompétent sur les sujets dont il vient parler (voir l’exemple de Thaïlande ), Pascal Boniface est l’un des experts omniprésents des plateaux de « C dans l’air ». Une émission souvent pointée du doigt pour son manque de présence féminine… Il y a un homme qui ne fera pas explosé le quota masculin du plateau : Frédéric Encel. Ennemi juré de Pascal Boniface, il n’est plus jamais invité. Même lorsque les sujets concernent sa spécialité. Un journaliste lui aurait confié, en confidence, qu’il était devenu persona non grata aux yeux du programmateur (et non de l'animateur). Idem pour François Heisbourg, Nicole Bacharan, Mohamed Sifaoui et Caroline Fourest. Contrairement à Pascal Boniface, invité plus de soixante fois à « C dans l’air » au cours de ces dernières années !

Liste (non exhaustive) des émissions auxquelles Pascal Boniface a participé :

Palestine : l'impossible Etat
Emission du 23 Septembre 2011

Kadhafi : quarante-deux ans après...
Emission du 1 Septembre 2011

Kadhafi : mort ou vif ?
Emission du 22 Août 2011

Les champs d'honneur
Emission du 14 Juillet 2011

Syrie : le rempart turc
Emission du 16 Juin 2011

Ces dictateurs tueurs de peuples
Emission du 3 Juin 2011

Parfum de révolution à Madrid
Emission du 24 Mai 2011

Coup de semonce à Marrakech
Emission du 29 Avril 2011

Castro : il était une fois la révolution
Emission du 22 Avril 2011

La chute : Gbagbo arrêté
Emission du 11 Avril 2011

... Et maintenant la Syrie !
Emission du 24 Mars 2011

Quand la Méditerranée tremble
Emission du 9 Mars 2011

Kadhafi : l'incitation à la guerre civile
Emission du 22 Février 2011

Sarko assume tout
Emission du 24 Janvier 2011

Maghreb : l'effet tunisien
Emission du 17 Janvier 2011

Côte-d'Ivoire : soubresauts de la Françafrique
Emission du 7 Janvier 2011

Gbagbo : envers et contre tous
Emission du 27 Décembre 2010

La ligne jaune sous haute tension
Emission du 25 Novembre 2010

Ben Laden menace les Français
Emission du 28 Octobre 2010

G20 : la bouée de secours de Sarko
Emission du 21 Septembre 2010

Irak : la guerre après la guerre ?
Emission du 24 Août 2010

Pakistan : une catastrophe humanitaire
Emission du 17 Août 2010

Les humanitaires assassinés
Emission du 9 Août 2010

Ribéry, Henry : "à l'ouest !"
Emission du 21 Juillet 2010

L'Europe, championne du monde... sauf nous !
Emission du 12 Juillet 2010

Après le foot, le vélo !
Emission du 1 Juillet 2010

3e mi-temps à l'Elysée
Emission du 23 Juin 2010

Israël : seul contre tous
Emission du 2 Juin 2010

Otages : combien ça coûte ?
Emission du 17 Mai 2010

La désescalade nucléaire

Emission du 9 Avril 2010

L'affaire Domenech
Emission du 9 Mars 2010

"L'Iran est une nation nucléaire !"
Emission du 12 Février 2010

La bannière étoilée flotte sur Haïti
Emission du 19 Janvier 2010

Foot : le Mondial menacé ?

Emission du 12 Janvier 2010


Après 2009... 2010
Emission du 31 Décembre 2009

La main !
Emission du 20 Novembre 2009

L'Iran nargue le G20
Emission du 28 Septembre 2009

Iran : qu'a promis Sarkozy ?
Emission du 18 Août 2009

Ventes d'armes et secret d'Etat
Emission du 9 Juillet 2009

Obama et l'islam : le pacificateur
Emission du 11 Juin 2009

La France, gendarme du Golfe
Emission du 28 Mai 2009

OTAN : le retour de l'Amérique
Emission du 3 Avril 2009

Le retour des despotes



Emission du 17 Mars 2009


Israël : le vote contre l'Iran
Emission du 12 Février 2009

Obama refait le monde
Emission du 14 Janvier 2009

Israël-Hamas : jusqu'au bout
Emission du 5 Janvier 2009

Gaza : la guerre sans merci
Emission du 29 Décembre 2008

Les talibans menacent la France
Emission du 25 Novembre 2008

Obama : la 51e étoile
Emission du 5 Novembre 2008

Vote Noir à la maison France
Emission du 31 Octobre 2008

Stade de France : siffler n'est pas jouer
Emission du 15 Octobre 2008

Sarah, la tornade blanche de McCain
Emission du 4 Septembre 2008

Chine, le jour d'après
Emission du 25 Août 2008

Le piège afghan
Emission du 20 Août 2008

Les futures guerres de l'Amérique
Emission du 17 Juillet 2008


14 juillet : Sarko vainqueur d'étape
Emission du 14 Juillet 2008

Sarko présente les armes
Emission du 18 Juin 2008

Le Hamas défie Israël
Emission du 7 Mars 2008

Et Betancourt ?
Emission du 11 Janvier 2008

lundi 3 octobre 2011

Pascal Boniface : histoire d’une note très limite sur les juifs et les musulmans

En avril 2001, Pascal Boniface rédige note interne pour le PS. Publiée dans "Le Monde",  elle provoque une immense indignation. Il y développe l'idée, anti-républicaine et communautariste, que les musulmans en France étant bien plus nombreux que les Juifs, le PS devrait critiquer davantage Israël... Non pas parce la cause est juste mais faute de quoi les élections à venir risquent d'être compromises !


Ce qui choque, n’est pas le fond : souhaiter que le PS critique plus vigoureusement la politique Israélienne (il aurait pu le faire en invoquant les droits de l’homme ou le refus de la colonisation…)  La polémique vient du fait qu’il essentialise les juifs et les musulmans de France, et surtout qu’il incite à choisir un camp par calcul. Façon détestable d'importer le conflit et de pratiquer une sorte de chantage électoraliste. Nombre de ténors du PS décident alors qu'il n'a plus sa place au parti. Ce qu’il interprète, bien sûr, comme le fait qu’il a dérangé le « lobby » et signe le début de sa grande paranoïa à ce sujet. 

Pascal Boniface : l’obsession du complot Israélien

• Dans Est-il permis de critiquer Israël ?,  Pascal Boniface fait la liste de tous ceux qu’il accuse d’être des zélotes absolus de la politique Israélienne. 


Une journaliste est désignée comme une « figure de proue du camp des ultras pro-israéliens». Un autre comme « un des plus zélés défenseurs d’Israël». Une démographe est appelée «l’ultra pro-israélienne ». Un spécialiste de géopolitique « fait de la défense d’Israël une ligne de conduite absolue». Quand à l’ambassadeur des droits de l’homme, il se « range volontiers désormais à l’avis du grand rabbin Sitruk ».  Les écrits d’un journaliste du Monde sont décrits comme « toujours plus marqués par la volonté de défendre Israël et ses amis que par un souci d’information objective ».  


Le problème n’est pas que Pascal Boniface critique ceux qui soutiennent la politique Israélienne, mais qu’il porte des accusations aussi graves et porte atteinte à leur réputation sans démontrer ce qu’il avance !


• En 1986, Pascal Boniface est initié à la loge maçonnique La Lyre de Salomon. Son refus d'Israël y apparaît aux Frères si violent qu'il est prié de se tempérer. Pascal Boniface refuse et réplique en quittant avec fracas la loge.
Son obsession malsaine d'Israël, du sionisme et des Juifs se retrouvera à maintes occasions, notamment vis à vis d'Alexandra Laignel Lavastine (qui quittera l'IRIS pour cette raison) ou encore le géopolitologue François Thual.

Peut-on critiquer Pascal Boniface ?

Pascal Boniface a bâti une partie de sa carrière sur le fait qu’on l’empêcherait de parler sur les sujets qui fâchent. C’est le sens de son livre intitulé « Peut on critiquer Israël ? » Visiblement oui puisqu’il est invité partout… 


En revanche, lui-même ne supporte pas la critique et la liberté d’expression des autres. Il est à l’origine d’un nombre impressionnant de plaintes et de procès contre le moindre de ses contradicteurs. Un exemple parmi des dizaines.


En octobre 2006, Pascal Bruckner publie La tyrannie de la pénitence. Il évoque la note envoyée par Pascal Boniface au PS. En expliquant que beaucoup, en France à cette époque pratiquent « un antisémitisme par abstention au nom d’un souci louable d’équité et de tranquillité »  Un peu plus loin, Pascal Bruckner rappelle que Pascal Boniface avait critiqué la déclaration de Lionel Jospin à Bir Zeit qualifiant le Hezbollah de « mouvement terroriste ». Et de commenter « le théorème Boniface est devenu en politologie une appellation pour qualifier les pratiques clientélistes ». 


Pascal Boniface s’insurge et porte plainte pour diffamation. Il exige 10 000 euros de dommages et intérêts. 5000 euros au titre de l’article 700 (frais d’avocat). Ainsi que la publication de jugement dans Le Figaro, Le Monde et Libération. Le 27 septembre 2007, le Tribunal de Grande instance de Paris déboute Pascal Boniface. Mais surtout le condamne aux dépens, à 2000 euros, au titre de « plainte abusive ».

Pascal Boniface confondrait-il « Charlie hebdo » et « Actualité juive » ?


Quand l’avocat de Pascal Boniface assigne Philippe Val, alors directeur de Charlie Hebdo, en diffamation (pour un édito où Val se contentait de répondre aux attaques de Boniface contre lui), l’assignation trahit une certaine obsession. En effet, elle a été rédigée à l’intention de Philippe Val… comme étant rédacteur en chef d’ « Actualités juives ». Décidément, ils sont partout !


Goldnadel et Zemmour : Les bons juifs de Pascal Boniface


N’allez pas dire que Pascal Boniface est antisémite… Il a des amis juifs. En tout cas des juifs qu’il respecte. Non pas les juifs antiracistes, parfois critiques envers la politique d’Israël, qu’il attaque comme s’ils étaient partisans de Netanyahu et traitent de « faussaires ». Non. Plutôt des ultras-droitiers.
Sa description d’Eric Zemmour vaut le détour « Je ne parlerai pas non plus d’Éric Zemmour, qui doit sa fortune médiatique à ses propos, dont certains, sur les Noirs et les Arabes, ont été condamnés en justice. Ses affirmations me paraissent répréhensibles, ses idées malsaines, et lui qui se dit attaché à la France renvoie plutôt à une France moisie et rabougrie. Mais il est sincère, y compris dans ses excès. » (p. 92)

Quant à Gilles-William Goldnanel, non content d’avoir avoir écrit un livre avec cet avocat ultra-sioniste et extrémiste, il dit de lui :“Avec lui, les choses sont claires, ce qui n’est pas le cas de nombreuses autres personnes qui prennent des postures comparables aux siennes mais n’arrivent pas à assumer leurs positions coincées entre (faux) universalisme affiché et communautarisme mal assumé. » http://www.iris-france.org/informez-vous/blog_pascal_boniface_article.php?numero=23

A croire que Pascal Boniface raffole de la politique de la terre brûlée appliqué au débat d’idées. Entre lui et les extrémistes pro-Israéliens, avec qui il adore parler, aucun intellectuel ni parole nuancée ne doit exister.

dimanche 2 octobre 2011

Pascal Boniface : Ami bienveillant des dictatures ?

La guerre idéologique est quelque chose de courant, voir de nécessaire dans une démocratie. Il est sain que le débat existe, encore faut-il que certaines règles soient respectées. On ne peut accuser un tiers de pratiques qu’on n’applique pas à soit même. Surtout quand on le fait sous couvert de liberté d’expression pour défendre des régimes qui l’accorde à aucuns de ses citoyens, sauf exception (le plus souvent en ce qui concerne l’attaque envers des pays étrangers hostiles) : Beaumarchais en bénéficiait sous Louis XVI, mais seulement afin de fustiger la couronne anglaise.


Avec Pascal Boniface, on est un peu dans la même configuration. Sauf que pour cette fois, il défend la politique de régimes dictatoriaux dans son propre pays. En effet, il a une curieuse façon de décrire le régime iranien ou chinois, toujours qualifié par des euphémismes, refusant leurs caractères dictatoriaux. Il est par exemple le seul expert à oser soutenir que la fraude électorale en Iran n’a pas pu être si grande et qu’Ahmadinejad a sans doute été élu par son peuple, et surtout que seulement « les occidentaux étaient déçus par le résultats « officiels » des élections. Un peu dur de café quand on sait le prix qu’a payé les démocrates iraniens emprisonnés dans les geôles de Téhéran. Oui, c’est sûr, la torture et l’exécution peuvent décevoir…
Interrogé sur l’Iran par le Nouvel Obs, Pascal Boniface déclare « A travers les âges, L’Iran a vécu le monde extérieur comme étant percée de menaces. Aujourd'hui lorsqu'on regarde le dispositif militaire autour de l'Iran, on voit que l'Iran a des raisons légitimes de s'inquiéter.”
Il est courant que dans l’histoire d’instituts, de think-tanks ou d’organes de presse spécialisé, il y ait des financements plus ou moins douteux. Serait-il donc légitime de se poser la question de la provenance des financements du laboratoire privé de Monsieur Boniface ? D’ambassades, de gouvernements, d’entreprises ? Lesquels
Quand on lui pose la question, M.Boniface dit avoir des mécènes reflétant la « diversité » et être en règle car ses comptes ont été validés par un commissaire aux comptes. Ce qui ne veut pas dire grand chose. Par contre, cela prouve seulement qu’il reçoit des subventions publiques, notamment du Quai d’Orsay. Vive l’indépendance d’esprit, qu’il prône comme différenciation aux « autres », alors qu’il ne l’est pas plus libre que les autres…

Mais cela ne suffit pas à expliquer les moyens dont il bénéficie pour salarier tant de chercheurs, alors que la recherche publique souffre tant de manque de crédits. Et surtout, il peut très bien recevoir de l’argent de gouvernements étrangers sans qu’un commissaire aux comptes ne trouve rien à y redire.
Le plus embêtant pour M. Boniface, c’est que l’on peut lire dans le site même de son institut Iris une certaine contradiction sur les financements du Quai d’Orsay (nullement mentionnés ci-dessous), mais de plus on ignore complètement qui sont derrière « des centres de recherches étrangers et avec les milieux économiques, politiques et diplomatiques »


Son intervention avec Alain Soral, ancien du FN, responsable d’Egalité et réconciliation une association qui veut faire le lien entre frontistes et islamistes. Mais aussi candidat avec Dieudonné du Parti antisioniste. Une conférence de M. Boniface sous le patronage (évidemment) du Centre Zahra, l’association qui assure la promotion de la dictature iranienne en France. (http://www.youtube.com/watch?v=tUc1EXvJWGE)
Pour se faire une idée de ses possibles « accointances », il suffit peut-être de l’entendre sur le régime Chinois, ou sur l’Iran, et comprendre combien ses obsessions rendent ces propos de chercheurs sujets à caution.
Quand des militants des droits de l’homme réclament un boycott des jeux olympiques en Chine pour soutenir le Tibet, il gronde. « Un pays qui boycotterait les JO de Pékin paierait un prix économique et commercial très lourd ». Qu’est-ce que l’honneur des démocraties, quand on lui préfère les jeux du cirque...


Le 27 mars 2008 il déclarait dans un entretien au Parisien à propos de celles et ceux qui appelaient au boycott : « Ce sont des gens très isolés. Amnesty International, Human Rights Watch ne proposent pas le boycott. Le dalaï-lama non plus. Ceux qui le prônent, et se veulent plus Tibétains que les Tibétains, se limitent à quelques intellectuels. [...] S’ils veulent boycotter, ils n’auront qu’à ne pas allumer la télé. [...] À ceux (NDLR : non sportifs) qui disent boycott, je réponds : “Dans quelle discipline concourrez-vous ?” Les partisans du boycott parlent et décident pour les Tibétains, pour les opposants chinois, pour les sportifs, qui ne leur ont rien demandé ». (Cf Jacques Segal). Pascal Boniface n'hésitera pas à  participer, du 28 mars au 1er avril, au séminaire franco-chinois organisé par Mme Fu Ying, vice-ministre des Affaires étrangères, destiné à préparer la visite en Chine du président Sarkozy à la fin du mois. La rencontre avait été organisée par les autorités de Pékin, soucieuses de mieux faire passer leur message auprès d’une opinion publique française qu’elles jugent parfois antichinoise ».



Certains journalistes trouvent que les Emirats et le Qatar utilisent leur argent de manière indélicate pour acheter des clubs, obtenir que des tournois aient lieu sur son sol (ipad et voyages offerts aux jurés). Qu’ils n’aient crainte, Pascal Boniface veille au grain. Ce qui est normal, au fond sa spécialité c’est le sport.


Ennuyeux pour Boniface, car ici, on peut voir qu’Alain Cayzac (ex-PDG du PSG) a récemment été invité à son institut pour faire la promotion de son dernier livre 


Et là, on peut voir comment Cayzac a joliment fait la promotion d’un fond d’investissement Qataris pour la vente du PSG :




Alors, pas étonnant que Boniface puisse défendre à ce point le Qatar, grande démocratie reconnus dans le monde à coups de pétro-dollars. On peut aussi maintenant deviner qui sont ces « centres de recherches étrangers et avec les milieux économiques, politiques et diplomatiques »…


Cet article a été rédigé par Alex Chevallier.